Archive for February, 2009
Changement de carrière à 30 ans.
La trentaine, c’est souvent acte de tout de sorte de stabilité. Financière, familiale, professionnelle. On se construit pendant la vingtaine, tranquillement, mais surement, rempli d’échec et de déceptions, et quand la trentaine finalement arrive, avec l’horrible bedaine et la déchirante réalité qui nous crève au visage (aussi appelé « cheveux blancs »), c’est avec une vision de son avenir bien ancré vers ou l’on se dirige.
Personnellement, le commencement de cette aire m’a été très généreux. Je vis avec la femme la plus merveilleuse au monde, ai une fille plus que magique, une maison que j’aime bien et enfin un emploi que je croyais vraiment aimer dans une boite de jeu vidéo… jusqu’à ce gros changement qui vient de me tomber en plein visage (positivement bien sûr).
Quand on y pense en profondeur, c’est énervant changer de carrière, surtout lorsque la dite famille heureuse peut en être impliqué malencontreusement. C’est une décision difficile. Se départir de la stabilité pour essayer quelque chose de nouveau. Je n’ai plus seize ans, certes, mais c’était trop beau pour laisser passer.
Alors c’est fait. Je fais du design de jeux vidéo. Ça commence bien, la vie est belle… et finalement, vive la trentaine.
VuN
Plus rien à foutre des TI
Les TI (sans “s”. Ne s’accorde pas puisque, d’après ma mère, c’est une loi de français que les abréviations ne doivent pas s’accorder. Donc TI veut dire Technologie de l’information et de la communication. Ne cherchez pas à savoir pourquoi ça ne fitte même pas, c’est pas moi qui a décidé de tout ça. Je n’ai pas réponse à tout, croyez moi. Je ne sais pas pourquoi mon frère est sur le BS, et même pourquoi je me nomme Steven et non Stéphane, bien que ma mère ne m’ait jamais appelé Steven, mais bien Steve).
Donc les TI, c’est fini. Plus rien à foutre. Après 10 ans de loyaux services appréciés, je quitte. Fini, niet, napu. Remarqué que j’aimais bien ce que je faisais. J’aurais probablement pu y rester jusqu’au vieil âge, mais un changement de compagnie l’année dernière m’a propulsé vers un nouvel horizon créatif inespéré. À la suite de l’écriture et la création de plateau, me voilà enfin dans le summum créatif, la conception de jeu vidéo. Wow. Un pas de géant pour le Faille, sans plus regarder de l’arrière (sauf pour watcher mes fesses).
La vie est pleine de surprise. Ma fille aussi d’ailleurs, mais ça n’a rien à voir. (Vous devriez quand même visualiser ce qui se trouve dans sa couche un jour, plein de surprises)
Alors c’est avec un visage radieux et un sourire fendu aux oreilles que je quitte le domaine de support informatique. J’oublie tout. Je ferme la boite. Je ne veux plus d’appels contrariés parce que Windows bogue. Windows, c’est quoi déjà? Une fenêtre sur un univers de mucus.
Je vais donc rejoindre mon vieux pote Simon Larouche dans le creative stuff. Son dernier jeu, Killzone 2 fait un ravage, je devrais peut-être en faire mon idole. Faudrait que j’en parle un brin avec Jean-Claude Van Damme avant sur le remplacement de poste.
Je vais donc reprendre contrôle de mon blogue, malgré que j’écrive plus ou moins pour moi-même. C’est pas comme s’il y avait des pubs sur ma vie dans l’autobus. Et en fait, pour tous les vieux amis qui disparaisse comme ça de mon univers, lisez ces lignes, ça vous tiendra à jour, et peut-être que miraculeusement vous trouverez votre nom entre deux chapitres d’un polar surnaturel.
Dans un tout ordre d’idée.
Quelqu’un que je connais plus ou moins (une connaissance du bureau quoi) m’a demandé aujourd’hui, comme ça « Qu’est-ce que tu fais en fin de semaine? ». Et non pas, « Il fait froid! » ou « Tu crois qu’il va neiger? » Ça m’a prit totalement au dépourvu. Oui je sais parfaitement quels sont mes plans pour le weekend, mais prit de court, comme ça, le réflex est toujours de dire « pas grand-chose ». Même si 1 secondes plus tard on se rend compte que ce n’est pas vrai, je le sais bien, plein de trucs en fait. Mais est-ce que cette personne a vraiment besoin de savoir quels sont mes plans pour la fin de semaine? Je vais me taper ma femme, et toi?
C’est bien hein, la relance.

